dimanche 14 octobre 2007

pressentiment...

Blablablabla… mes oreilles n’en peuvent plus de ce bourdonnement assourdissant qui ne cesse de tirailler mes tympans…

Mes sentiments sont confus, broyer du noir est décidément mon fort ; aucune fleur ne peut jaillir dans le marécage de ma triste vie, aucun rayon de soleil ne peut traverser les lourdes ténèbres dont je ne cesse de m’entourer.

Je croyais que mes peines s’atténueraient avec le temps, se dissiperaient peu à peu comme les doux nuages après une violente tempête, je croyais que les vagues allaient emporter mon histoire dans la bouteille qui renferme mon cœur et mes sentiments, pour aller atterrir chez un parfait inconnu qui peut-être, aurait la réponse à mes tourments. Mais non, la petite bouteille n’a pas quitté le port, mes sentiments n’ont pas quitté mon cœur, mes questions n’ont pas quitté mon esprit. Tout est encore là, bien encré dans les parois fragiles de mon cœur qui ne se remet pas de sa tragédie. L’encre enfoncé dans mon cœur le fait saigner encore et toujours avec la même intensité du premier jour… j’essaie tant bien que mal de m’en sortir mais est ce que j’en ai seulement envie ? Tant de paradoxes qui trottent dans ma tête sans pour autant leur trouver de sens…

Que faire alors ? Refouler mes peines et mes interrogations dans une partie de ma tête et de mon cœur, l’enfermer à double tours et ne plus chercher à comprendre. Laisser aller les choses et les événements, prendre les faits tels qu’ils sont vraiment et ne plus se poser de questions…

Belle tentative, bien essayé mais sans aucun résultat. Le fait est que je ne sais pas ce que je veux réellement, que mon cœur est déchiré en mille morceaux, que les priorités que je me suis fixées sont complètement chamboulées. Un combat sans merci avec moi-même dure depuis trop longtemps ; ni la cause ni la finalité ne sont connues, je me bats contre moi-même pour quelque chose dont je n’ai aucune idée, je me tue à trouver une application à mon comportement, à prendre une décision sans équivoque, mais…


"est-ce un si mauvais pressentiment?"

vendredi 12 octobre 2007

La déchirure…

Il est 11H05, l’ennuie, la bêtise, et le sommeil sont les seuls mots qui me trottent dans la tête en entendant parler mon nouveau professeur d’arabe pour cette année, qui essaie de nous prouver qu’il sait parler français…

A l’ordre du jour ; tension à haut risque entre les membres de mon humble communauté. Comment est ce qu’on en est arrivé là ? Seul Dieu pourra nous le dire…
La chronologie des faits a été d’une telle rapidité que s’en est effrayant d’y penser, on renonce vite à expliquer ce qui est évident, on refoule nos tentatives de trêve et on garde nos armes braquées. On ne se souvient plus du temps des fleurs et de la douce brise, mais une odeur acre rend l’atmosphère lourde et insupportable…le doux poison se propage peu à peu dans nos veines et nos esprits, cette rivière sans source ni finalité ne cesse de se remplir, le court devient incontrôlable, les dés sont jetés, les jeux sont faits, on est arrivé au point de non retour. Le carrefour est inévitable, et les deux routes qui en cheminent ne sont pas très tentantes, ni l’affrontement ni la déviation ne nous arrangent ; remonter l’horloge de nos vies serait parfait, remonter le temps et refaire les choses pour éviter le chaos dans lequel nos actes, nos caractères et notre manque de communication nous ont entraîné…

La nature humaine est loin d’être facile à comprendre et à cerner, la loi de la jungle est notre loi, encore et toujours …

Un tendre sentiment me porte vers mes amis, de très belle relations m’ont liées à bon nombre de personnes exceptionnelles qui, malgré la distance et le manque de communication ne cessent d’être là, présentes dans ma vie, avec autant de joie de vivre et de complicité, sans qu’à n’importe quel moment, la jalousie, la rancune ou la haine ne se manifestent…

Il est d’urgence de se fixer, on ne peut continuer à être hypocrite, les uns envers les autres, de jour en jour nos relations se dégradent, les tensions deviennent palpables, notre rancœur augmente, il faut sauver ce qui reste à sauver de ces débris, on va finir par se perdre et dépasser la ligne rouge, prendre la route qui n’a pas de contre sens, et ce sera une perte irrécupérable…


« Où est ce que nous allons ? »