vendredi 12 octobre 2007

La déchirure…

Il est 11H05, l’ennuie, la bêtise, et le sommeil sont les seuls mots qui me trottent dans la tête en entendant parler mon nouveau professeur d’arabe pour cette année, qui essaie de nous prouver qu’il sait parler français…

A l’ordre du jour ; tension à haut risque entre les membres de mon humble communauté. Comment est ce qu’on en est arrivé là ? Seul Dieu pourra nous le dire…
La chronologie des faits a été d’une telle rapidité que s’en est effrayant d’y penser, on renonce vite à expliquer ce qui est évident, on refoule nos tentatives de trêve et on garde nos armes braquées. On ne se souvient plus du temps des fleurs et de la douce brise, mais une odeur acre rend l’atmosphère lourde et insupportable…le doux poison se propage peu à peu dans nos veines et nos esprits, cette rivière sans source ni finalité ne cesse de se remplir, le court devient incontrôlable, les dés sont jetés, les jeux sont faits, on est arrivé au point de non retour. Le carrefour est inévitable, et les deux routes qui en cheminent ne sont pas très tentantes, ni l’affrontement ni la déviation ne nous arrangent ; remonter l’horloge de nos vies serait parfait, remonter le temps et refaire les choses pour éviter le chaos dans lequel nos actes, nos caractères et notre manque de communication nous ont entraîné…

La nature humaine est loin d’être facile à comprendre et à cerner, la loi de la jungle est notre loi, encore et toujours …

Un tendre sentiment me porte vers mes amis, de très belle relations m’ont liées à bon nombre de personnes exceptionnelles qui, malgré la distance et le manque de communication ne cessent d’être là, présentes dans ma vie, avec autant de joie de vivre et de complicité, sans qu’à n’importe quel moment, la jalousie, la rancune ou la haine ne se manifestent…

Il est d’urgence de se fixer, on ne peut continuer à être hypocrite, les uns envers les autres, de jour en jour nos relations se dégradent, les tensions deviennent palpables, notre rancœur augmente, il faut sauver ce qui reste à sauver de ces débris, on va finir par se perdre et dépasser la ligne rouge, prendre la route qui n’a pas de contre sens, et ce sera une perte irrécupérable…


« Où est ce que nous allons ? »

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